LIVRES : Numérique contre papier?



Des bibliothèques : j’en ai parcouru dans ma vie, j’en possède une moi-même que je trimbale à chacun de mes déménagements, cela représente quelques cartons.

Tu sais ce que c’est, tu en as une aussi, bien sûr. Des livres auxquels je tiens et que j’ai lus -ce n’est pas inutile de le préciser-, certains que je relis avec le regard différent de celle qui a grandi, d’autres, qui, pour parler honnêtement, ne m’ont pas marquée au point que je n’ai qu’un vague souvenir de ce qu’ils racontent. A relire. Et pour finir des livres dont j’ai complètement oublié la présence, que je découvre en les emballant. Ce qui fait, en douce, que je mets des plombes à faire mes cartons.

Ma découverte de la littérature a plutôt mal débuté de ce que j’avais obligation -en cours comme à la maison-, de pondre le résumé de chacun des livres que je lisais. Je te parle d’un temps …que les mômes aujourd’hui ne peuvent pas connaître : pour parodier Aznavour. Un temps où l’on décortiquait un livre comme on le fait pour un crabe… J’imagine qu’on aborde désormais la littérature autrement.




Ainsi le plaisir s'annihilant du fait de l'obligation, j’ai dû fabriquer mon intérêt avec des auteurs dont on ne parlait pas encore en classe, ni à la maison et prenais secrètement mon pied avec Bukowsky, Fante, Kerouac… parce que je trouvais que ces mecs-là en avaient…. du style, et nous avions des discussions. C’est bien plus tard que Je me suis intéressée aux auteurs comme Hugo, Balzac, et les autres en plus des contemporains de mon époque. Je ne vais pas te faire une liste.

Obligée ou avec plaisir, j’ai donc pas mal lu, dans ma vie, plus que la moyenne je pense, aux vues des stat. Et compte tenu de mon âge avancé, essentiellement des livres qu’on appelle, dorénavant « livre papier », sans être attachée particulièrement à l’objet physique, esthétique, et tout ce qu’on veut bien lui attribuer. J'achetais surtout des ouvrages d'occasion. Je ne dis pas que certaines d’odeurs de vieux biscuit ou de moisissures ne m’ont pas donnée, de temps en temps, une légère envie de gerber. Quoi qu’il en fût, et tout simplement, il n’y avait que cela.


Un jour arrive la dématérialisation, le livre numérique : la polémique. Tout juste si ce n’est pas un scandale !

Franchement, j’avais déjà vu arriver l’ordinateur avec grand enthousiasme, le traitement de texte, wow ! Terminé le papier et la machine à écrire ! Dès lors, déplacer, copier, coller, classer, mémoriser ! Fastoche ! Tout naturellement - je résume, cela a pris tout de même un peu de temps-, est apparu le livre numérique, la bibliothèque numérique.

Une bataille s'est fait jour dans les milieux de l’écriture et entre lecteurs. Des arguments justes de part et d'autre. Alors ? Il y aurait-il donc aujourd’hui deux sortes de lecteurs et une distinction importante entre les deux. Et y aurait-it un peu de mépris vis-à-vis de ceux qui usent de ce bas ersatz qu'est le livre numérique.

Oui, mais... même les "grands" éditeurs s'y mettent. Ah! Puisque les grands s'y mettent aussi !

Moi, je dis : numérique ou papier , peu importe l'emballage et la couleur du ruban, l'important c'est le contenu. Et ma foi, une merde reste une merde, emballée ou pas.

Reste à savoir comment on la détermine.

Nat

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Nathalie Bessonnet, alias NAT'ANEL BEE

Auteure, rédactrice, ghostwritter

siret : 79319922500020

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42 rue gambetta, 17230 Marans